Téléphone portable

Compte rendu d'une émission de radio sur l'utilisation du téléphone portable

Compte rendu créatif de l'émission Homo numericus du 5 juillet 2015 par Nicolas Demorand qui recevait Laurence Allard, sociologue des usages numériques.

Martin Cooper tenant le 1er téléphone portable. Texte : "1973 MARTIN COOPER INGENIEUR CHEZ MOTOROLA"

Martin Cooper d'après une photo. Feutre sur kraft. BR.

Martin Cooper a inventé le téléphone portable il y a 40 ans, il s'est inspiré du capitaine Kirk de Star Trek. Il y a 7 milliards d'humains connectés (et autant d'habitants sur la terre) et 15 milliards de capteurs  (montre, boitiers…) qui transmettent des informations (distance parcourue, taux d'humidité...) à des ordinateurs de plus en plus savants.
Femme de type africain.

Femme africaine, 10.03.2015. Feutre sur  kraft. BR.

L’homo numericus est une femme africaine fauchée qui n’avait pas d’agence bancaire.  Son téléphone portable (indispensable) lui fournit un service de monnaie mobile. Elle n'a toujours pas ou peu d'électricité. Ce n’est pas un numérique de rupture (Uber, etc.), c’est un numérique du besoin. Qui tombe bien.
Lucienne et Robert assis sur un banc au soleil.

Au parc André Citroën,  19.04.2015. Aquarelle et feutre. BR.

Avec son téléphone mobile, l’homo numericus communique (courriel, sms...) avec ses proches quand ils sont loin. Mais pas que. Quand deux homo numericus (ou plus) sont ensemble, le téléphone devient une visionneuse de photos, de vidéos,  un dictionnaire, une encyclopédie...
Femme en train de se recoiffer devant une glace.

Femme à sa toilette d'après B. Morisot, janvier 2015. Feutre sur kraft. BR.

Avec le téléphone portable, on se met en scène, on fait part de ses états d’âme, de ses galères, on envoie des « Je t’aime » (emoji) surtout quand on est loin et débordé. Bref, c’est une technologie du soi qui permet l'individuation réflexive (sic).
Jeune fille blonde avec bonnet et manteau bleu.

Jeune fille, 22.02.2015. Aquarelle et feutre sur papier kraft. BR.

L'homo numericus s'invente des histoires que les gens adorent se raconter : tu es jeune et tu es digitale, je suis vieux et d'une nullité abyssale. C’est faux disent les sociologues et  les enquêtes. C’est La Mythologie du portable cf. Laurence Allard et cf. Roland Barthes.

Réaction de Martin Cooper sur twitter